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LIBRARY OF THE 

John G. Johnson Collection 

CITY OF PHILADELPH1A 



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Digitized by the Internet Archive 

in 2013 



http://archive.org/details/modeordeOOhtel 



VENTE APRÈS DÉCÈS 



COLLECTION John SAULNIER 



DE CORDEAUX 



TABLEAUX MODERNES 



DE PREMIER ORDRE 



VENTE HOTEL DROUOT, SALLES N os 6, 8 & 9 

Le Samedi 5 Juin 1886 



A DEUX HEURES 



EXPOSITION PARTICULIÈRE EXPOSITION PURLIQUE 

Le Mercredi 2 Juin 1880 <$> Le Vendredi i Juin 1886 



DE UNE HEURE ET DEMIE A CINQ HEURES 



M e ESCRIBE 

COMMISSAIRE-PRISEUR 



MM. HARO Frères 



PEINTRES-EXPERTS 



6, rue île Hanovre 11, rue Visconli, et 20, nie Bonaparte 

• Avec le concours de M. HARO père $, peintre-expert. 



I / CATALOGUE SE 1)1 s TU il; i i. 



A PARIS C II B I 

M ESCRIBE MM. HARO Frères 

CO M M 188 A I H F. - r K 1880 it PBIRTB K s - F. x |> E R T S 

i II mont M, rua ViMonlt, t\ 10, nu Booiptrti 

K T cm:/ 

MM. BOUSSOD m V A I . A I m i \ 

D, rue ChipUl cl ifon la I Op 

I.iiN li n ES Be R 1. 1 H 
MO .-; 117. Vu Bond Slrcd Praucsiiûlia Sir: 

La Haye 

», Plull 



Conditions de la vente 

KHe sera faite an comptant. 

Les acquéreurs payeront cinq pour cent en plus du prix 
d'adjudication. 

PRIX DU CATALOGUE ILLUSTRÉ : 20 franct. 



La collection de M. John Saulnier a été 
commencée il y a plus de vingt-cinq ans; un sen- 
timent unanime d'admiration en a consacré la 
renommée. 

Orphée ramenant Eurydice fut le premier 
tableau autour duquel sont venues se grouper tour 
à tour vingt-sept œuvres de Corot. Aussi quelle 
variété et quel choix parfait de ce maître, le plus 
tendre, le plus poétique et le plus personnel de 
nos paysagistes. 

On trouve dans cette collection, où pourront 
s'enrichir nos musées, six tableaux importants 
de notre grand peintre Eugèine Delacroix : /'En- 
vahissement de la Convention nationale, où 



Boissy d'Anglas reste calme et impassible, au 
milieu de V émeute lu plus terrible ; Jésus 
dormant dans la barque pendanl la tempête; 
le Christ sur la croix; lu première pensée 
du tableau représenta/ni le Massacre de IV- 
vêque de Liège; Lion dévorant un cheval; les 
Femmes d'Alger au bain, gracieuse composition 
où Delacroix u traduit avec une (fraude poésie 
lu nature orientale qu'il avait si passionnément 
étudiée. 

Géricault, Millet, Th. Rousseau, Troyon, 
Daubigny, Diaz, Tassaert, Gustaye Moreau, 
Jules Dupré, etc., complètent cet ensemble mer- 
veilleux où les noms les plus fameux de notre 
Ecole moderne, V orgueil légitime de lu France, 
sont admirablement représentés. 

Ayant terminé .ses études et pusse brillam- 
ment ses examens de droit, M. John Saulnier 
partit fort jeune pour les Etats-Unis, où il resta 
plusieurs années. A son retour, il alla urec Paul 



de Saint-Victor visiter l'Italie, la Hollande et la 
Belgique: il acquit ainsi une grande justesse et 
une grande sûreté de coup d'œil; son goût éclec- 
tique le dirigea sans fâcheux mélange dans ses 
acquisitions, soit en curiosités, soit en tapisseries 
et en oltjcts d'art. Mais la peinture fut pour Joint 
Saulnier une jouissance de prédilection, et son 
choix, un reflet de son caractère, de ses goûts 
distingués et de sa personnalité. Déjà frappé mor- 
tellement, il faisait apporter au pied de son lit 
quelques-uns de ses tableaux; il s'éteignit dans 
la contemplation des œuvres de Delacroix, qui 
venaient de lui être rapportées après leur expo- 
sition à l'Ecole des Beaux-Arts. Exemple tou- 
chant, cet homme supérieur et si convaincu avait 
consacré à sa chère galerie, et jusqu'à ses der- 
niers moments, ses dernières forces et sa der- 
nière sollicitude. 

HARO. 



DÉSIGNATION 



BONNAT 



Portrait de Victor Hugo. 

Étude faite d'après nature pour le grand portrait 
exposé au Salon de 1879. 

M. Bonnat avait envoyé ce tableau à une vente au 
proiit de la famille d'un artiste qui venait de mourir, 
et M. John Saulnier, qui était en ce moment à Taris, 
en fit l'acquisition. 

C'est une peinture puissante, modelée à la façon 
des sculpteurs, et d'un effet magistral. 

Sur un fond d'une tonalité sombre, la tète se dé- 
tache vivante, et le regard profond du poète est plein 
de pensées. 

(Extrait d'un article sur la collection John Saul- 
nier, par E. Yallet 1 , conservateur du musée de Bor- 
deaux.) 

Signé. 

T.— II., 0,65. L.,0,53. 



I. Pour compléter notre Catalogue, nous avons emprunté à M. E. Vallel 
de nombreuses citations, extraites du beau travail qu'il a publié sur la 
collection John Saulnier. 



/& O0 






BOUDIN 



> L 2 \\iu\v d'Anvers : Marine 



? / <? <? 



|î. _ ||.. 0,38. 1... 0,21. 



COROT 

\\ Orphée ramenant Eurydice. 

Orphée et Eurydice quittent les Champs-Elys 
pour revenir sur la terre; les figures son! enve- 
loppées dans des vapeurs lumineuses au milieu de 

bocages mystérieux. Des ombres, grou] - au bord 

d'une rivière, semblenl les voir partir avec regret. 

Signé à gauche. 

T. II.. 1,35. I... 1,10. 



— 13 — 



COROT 

4 — Forêt de Coubron : la Clairière. 

Importante composition d'un sentiment élevé et 
d'un grand style. 

Signé à gauche. 

T. - H., 1,35. L., 1,10. 



COROT 
La Vallée. 

Vue prise du chemin des Vaux de Gernay : dans 
le fond, l'église de Cernay-la-Yille. 

Signé à droite. 

T. — 11.. 0,47. L.. 0,3'2. 






G { C?C? 



J 



- \\ 



COROT 

(> ; i\ — Campagne italienne : Ancienne 

élude. 

Vente Corot. 

T. -H., n.3-2. L., 0,46. 



conoT 

,; , /■,-, 7 — Le Passeur : Pavsaqe. Lever de 

lune. 

Signé à droite. 

T. - H., 0,62. L.,0,46. 






15 



COROT 

8 — Lisière de Forêt : Environs de 
Ville-d'Avray. 

T. — H., 0,55. L., 0,65. 



COROT 

9 — Paysage : Souvenir du lac de Corne. ^ 7<?t 

Signé à gauche. 

T. —H., 0,00. L., 1,17. 



- 1»; - 



COROT 



c // o ? 



/ 



10 — Paysage : Bords du ruisseau 



Signé a gauche. 



T. — 11., 0,85. I... 0,47. 



COROT 






1 1 — Pavsaqe : Ferme en Seine-et-Oise. 



Signé à droite. 



II.. 0,55. I... 0,65. 



— 17 



COROT 



12 — Paysage : Effet d'orage (Pas-de- fr && 

Calais). 



Signé à gauche. 

B. — H., 0,39. L„ 0,55. 



COROT 

13 — L'Allée : Paysage avec figures. / /<?& 

Signé à gauche. 

H., 0,60. L. 0,45. 



- IS — 



COROT 

■ </ </ 14 — Petites Paysannes sur la lisière d'un 

hois : Enviions de Coubron. 

Signé à droite. 

T. — II., 0,39. I... 0,44. 



-' . ?G 



COROT 
45 — Paysage : Souvenir d'Italie. 

Signé a gauche. 



T. — II., 0,34. L., 0,46. 



— 49 — 



COROT 

16 — Le Soir : Souvenir du lac Nemi /é'.^oo 

au clair de lune. 

Signé à droite. 

T. —H.. 0,90. L., 1,17. 



COROT 

17 — Portrait : Jeune Fille costumée en / -/<? o 

Grecque. 



Signé à gauche. ^^ i j aA/ JUz^ rtffl . U /« 



9 



T. — H., 0,81. L., 0,35. 



— 20 






COROT 
48 — Marine : Etude prise à Saint-Malo. 

Vente Corot. 

T. - II., 0,23. I... 0,32. 



COROT 

i *> ,<?<?& 19 — Le Moulin : Paysaqe avec fiqures. 



Muni' à droite. 



II.. 0,64. I... m. KO. 



— 21 — 



COROT 

20 — Paysage : La Route. Environs d'An- 
vers (Oise). 

Signé à gauche. 

H., 0,48. L., 0,50. 



-7-ù. /<?& 



COROT 



21 — Paysage : Matinée. Environs de r , f & 

Reauvais. 



Signé à droite. 

T. — H., 0,3 i. L.,0,45. 



— 2-2 — 



COROT 

y ^ ? ^l — Pavsaqe : Ferme normande. Envi- 

nuis d'Yport. 

S paé à droite. 

T. — II., 0,44. L, 0,62. 



COROT 

/ f , o o <? '23 — Paysage avec figures et animaux : 

Enviions de Ville-d'Avray. EllVi 
de malin. 

Signé à gauche. 

T. — H., 0,45. L.,0,74. 



23 



COROT 



24 — Paysage : Environs de Paris. £ c c 






Signé à droite. 

VU6 Sadhw*.- /Sf-l 4300 ' 

T. — H., 0,30. L., 0,40. 



COROT 



25 — Paysage : Danse de Nymphes. Sou- *r j a 

venir s de Larricia. 



Signé à gauche. , . . 

T. — H., 0,50. L., 0,37. 



Ç ÇO0 



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t. J r o 



— 34 - 



COROT 



26 — Tour au bord de l'eau. 



Signé .i gauche. 



T. — H., 0,30. L„ 0,-23. 



COKOT 



*27 — Clair de lune. 



T. —H., 1,17. L., 0,90. 



COROT 



?c?c? 



28 — Souvenirs d'Italie. 



Signé à gauche. 



T. — H.,0>^'l., O.W. 

3& - 4} 



25 



COROT 

21) — Paysage : Environs de Ville- 
d'Avray. 

Paysage avec figures et animaux. 

T. — H.-, 0,68.1.., 0,57. 



#. tf O <? 



COROT 

30 — Paysage : Le Bac. Vue prise au <& -* 7 x? o 

bord de la Seine a Gloton, en 
lace de Bonnières. 

Ce petit tableau, si intéressant et si précieux par 
sa limpidité et son exécution, a été également attri- 
bué à Daubigny, qui a longtemps habité le village de 
Gloton. 

Signé à gauche. 

T. — II., 0,30. 1... 0,45. 

Nota. — Nous devons à l'obligeance et à la. grande compétence de 
M. Français, l'élève et l'ami de Corot, les désignations des endroits où ont 
été peints les paysages de son maître. 



- -20 — 



COURBET (Gustave) 



£<?&& \\\ — Paysage du Jura. 



Au premier plan, un taureau et une génisse. 
Etude d'après nature, pour le grand tableau 
représentant les Demoiselles de village. 



Signé à gauche. 



^ iw * io/ t. ....us.;. 



COURBET 

/ > & 32 — Effet de neige. 



Signé a gauche. 



T. - II.. 0,W. I... 0,*2. 



- 27 — 



DAUBIGNY 

33 — Plage à marée basse. 



\? , <■/ o a 



Vue prise à Étretat (côtes de Normandie). 
Très belle étude émaillée, dans la gamme des tons 
gris. 

Signé à droite et daté 1878. „ , „ i<? ao ^.y<>o 



B. — II. ,0,31. L.,0,51. 



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DELACROIX (Eugène) 

34 — Boissy d'Anglas pendant l'envahis- ~4o,oc?o 

sèment de la Convention natio- 
nale, le 1 er prairial an III. 

Ce jour-là la colère était plus grande et l'émeute 
plus terrible. Un jeune député, Ferraud, fut tué et sa 
tête mise au bout d'une pique. 

Appelé, au milieu de ces scènes terribles, à sup- 
pléer le président de la Convention, que la fatigue 



28 



avait forcé de descendre momentanément de Bon 
siège, Boissy d'Anglas demeura impassible el calme 
;m milieu des périls qui l'environnaient, salua la tête 
du citoyen Ferraud, opposant une résistance éner- 
gique aux injonctions de la roule, qui réclamait le ré- 
tablissent) ut des lois révolutionnaires, et sauva peut- 
être ainsi, malgré les menaces, l'Assemblée d'une 
dissolution totale. 

Delacroix ;i rempli la salle de figures menaçantes, 
armées, criant, hurlant, excitées par le bruit du tam- 
bour qui battait la charge ; de sombres grappes 
humaines, plutôt que des figures d'hommes, faisaient 
de l'intérieur de la Convention une sorte « I « * sabbat 
révolutionnaire. 

Cette peinturesent la poudre elle sang,les drapeaux 
eux-mêmes semblent les complices du drame. Le 
grotesque se mêle au terrible : les tricoteuses dan- 
sent au milieu des forcenés et Boissj d'Anglas 
trône avec la majesté d'un dieu . insensible aux 
huées de la canaille. 

« Delacroix a tiré de cet épisode de la Révolution 
une œuvre admirablement vivante Tout ce qu'un 
sujet aussi dramatique contient, tout ce qu'il peut 
présenter à l'esprit, Delacroix l'a exprimé avec une 
puissance extraordinaire. 

« Une avalanche de gens armés s'esl précipitée 
dans la salle tambour en tête. Dans la lumière dif- 
fuse de cette vaste enceinte, éclairée d'un côté seu- 
lement, et où les tons fauves dominent entremêlés de 
gris, les baïonnettes, les piques et les pistolets met- 
tent eà et la 'le- reflets sinistres ; la poussière se 
mêle a la fumée ; l'effarement des nus contraste avec 
l'emportement farouche des autres; on entend le 
bruit que fait cette foule; on la voit s'agiter sous 
l'empire des passions contraires qui l'animent. 

e La violence, la menace, la frayeur sont partout. 



— 20 — 

Boissy d'Anglas , seul en face des baïonnettes 
tournées vers lui et de la tète sanglante qui lui est 
montrée , debout, tenant encore sa sonnette dans sa 
main crispée, intrépidement résiste à l'orage. 

« Au-dessus de lui, le public des tribunes se pen- 
cbe, anxieux, et trois immenses drapeaux tricolores, 
merveilles de couleur, de facture et de vérité, dé- 
ploient leurs plis flottants, que semble agiter l'at- 
mosphère orageuse de la salle. » (Collection Jobn 
Saulnier, par M. E. Vallet, conservateur du musée 
de Bordeaux.) 

Ce tableau a été acbeté directement à Eugène 
Delacroix et dans son atelier, par MM. Bouruet- 
Aubertot et Haro père; il appartint plus tard à 
M. Larrieu (Amédée), qui voulut bien le prêter à la 
Société des Amis des arts, de Bordeaux, en 18G8 ; 
il devint ensuite la propriété de M. John Saulnier. 

Signé à gauche et daté. 

T. — H., 0,80. L., 1,05. 



(Gravé par Bracquemond et lithographie par Si- 
rouy.) 



10 — 



DELACROIX (Eugène) 

y y &<?& ^ Jésus endormi dans la barque peu- 

danf la tempête sur le lac de Ti- 
bériade. 

Le Christ, La tête entourée d'une auréole lumi- 
neuse, est couché, endormi, au milieu de la barque; 
1rs matelots effrayés onl des gestes de désespoir, un 
d'entre eux a laissé sa rame s'échapper, le ciel est 
sombre, l'horizon obscurci, les vagues son! soulevées 
et menaçantes. 

i Jésus endormi pendant la tempête esl classé 
parmi les chefs-d'œuvre du maître. La barque roule 
dans la volute d'une énorme vague. Le Christ, couché 
au fond du bateau, dort, la tête renversée dans les 
rayons de sonauréole. Son sommeil respire une séré- 
nité sublime, la divinité veille dans l'homme endormi. 
Mais la nier domine el déborde ce groupe religieux. 
Avec quel ait le maître a rendu son immensité , 
quelle fureur et quelle pesanteur dans le soulèvement 
de ces Ilots ! Couine' Rubens, comme Rembrandt, 
ennuie' tous les grands maîtres universels, Eug. De- 
lacroix surpasse les spécialistes dès qu'il aborde leurs 
genres. Jésus pendant la tempête esl peut-être la plus 
belle marine de l'École moderne. » 

(Paul de Saint-Victor.) 

Delacroix a traité avec passion et plusieurs fois ce 
même sujet. 

Signé. 

T. — H.,0,50. I... 0,00. 



31 



DELACROIX (Eugène) 



36 — Le Massacre de l'évêque de Liège. , 

L'évêque debout, étendant les bras, est amené 
devant Guillaume de la Marck, dit le Sanglier des Ar- 
dennes, au milieu de l'orgie à laquelle se livre une 
soldatesque effrénée. Le saint prêtre, dont la chape 
miroitée d'orfrois, rayonne d'un éclat pontifical au 
milieu de cette cohue de baillons et de ferrailles, se 
renverse en arrière et lutte inutilement, comme la 
victime traînée à l'autel de quelque culte barbare. 

Se dressant sous sondais et s'appuyantau bout de 

la table de ses gantelets de fer qu'il n'a pas ôtés, 

Guillaume de la Marck, dont l'ivresse est maintenue 

par son armure, crie, à travers le tumulte, l'ordre de 

mettre à mort l'évêque de Liège. (Théophile Gautier.) 

Cette précieuse étude est la première pensée du 
tableau si célèbre, qui fait partie de la collection de 
M rae de Cassin. 



Signé. 



H., 0,22. L., 0,27. 



DELACROIX (Eugène) 
37. — Lion dévorant un cheval. 

Signé à gauche. 



* 



& & 



T. - H., 0,33, L., 0,11. 



- 32 — 



DELACROIX (Eugène) 
6**2 38 Le Christ sur la croix. 



Le Sauveur du monde, placé surla croix, la tête 
légèremenl inclinée à droite, regarde le spectateur. 
Au pied de la croix, la Madeleine recueille, sur un 
linge, le sang précieux du divin Maître; plus loin, 1rs 
apôtres, la sainte Vierge évanouie et soutenue par 
les saintes femmes ; à droite, un groupe de peuple et 
de soldats. 

Composition pleine de grandeur et portant au su- 
prême degré l'empreinte du maître. 

jné en toutes lettres. 

T. - IL. 0,45. L.,0,38. 



33 



DELACROIX (Eugène) 



39 — Femmes d'Alqer au bain. 

> y 

Dans un paysage délicieux, sous de beaux grands 
arbres dont le feuillage d'un vert intense ombrage un 
cours d'eau, plusieurs jeunes femmes se livrent au 
plaisir du bain; au milieu d'un bosquet, une statue, 
et sur le ruisseau, des cygnes. 

Signé à gauche. 

T. — H., 0,93. L., 0,78. 



DIAZ 



ç f £?& 40 — Les Grandes Délaissées. 

Groupe déjeunes femmes, représcntos dans l'at- 
titude de la douleur où vient de les plonger l'abandon 
de l'Amour, qui fuit à tire-d'aile, comme un oiseau 
à travers les brancb 

Importante et poétique composition. 



,i gauche. 



T. - II., 0,27. I... 0,45. 



DIAZ 
J, <?<?o 41 Les Délaissées. 

Première pensée du tableau. 
Signé à gauche. 



T. — IL, 0,3-2. I... IMS. 



— 35 — 



DIAZ 



42 — Nymphes et Amours. 



L'Amour embrasse en se jouant une nymphe 
assise sur un tertre. 

Très gracieuse composition. 

Diaz, qu'il peigne les bois et les champs, ou qu'il 
s'abandonne aux caprices de son imagination, reste 
toujours un charmeur, un poète, regardant au delà 
de la réalité. 

Signé à gauche. 

T. — II., 0,24. L., 0,19. 



DIAZ 

43 — Paysage : Environs de Barbizon. 

Au premier plan, à gauche, quelques flaques 
d'eau; un chemin que suit une paysanne; plus loin, 
des bouquets d'arbres; dans le fond, des collines. 

Signé à droite et daté 62. 

B. — II., 0,32. L., 0,18. 



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f\ O & O 



— d(> — 



DIAZ 



ï ii — Coucher du soleil par un soir d'o- 

rage. 



< 



Une mare dans laquelle vient se refléter le soleil 
couchant se trouve sur le devant du tableau; auprès, 
un berger el ses moutons; plus loin, des bouquets 
d'arbres parsèment la plaine; dans le fond, la forêt. 

Les nuages orageux entourent et voilent presque le 
soleil sur son déclin. 

Tableau d'une remarquable exécution et d'un grand 

sentiment de la nature. 

Sicile dans le bas du tableau. 

T. - H., 0,44. 1... 0,34. 



DÏAZ 



* 45 — Paysage d'Orient. 



Auprès d'une rivière s'élèvent plusieurs habita- 
tions turques; plus loin, un bouquet d'arbres, di - 
monticules, et dans le fond, des montagnes. 

Signé à gauche et daté. 

T. - II.. 0,32. 1... 0,21. 



— SI - 

DIAZ 

46 — Sous bois : Bas-Bréau. 

Signé à gauche. 



B. — H., 0,21. L., 0,-21 



DIAZ 



47 — Rêves d'amour. 



'5* 



DIAZ 

48 — Sainte Famille. 



La Vierge, l'enfant Jésus et sainte Elisabeth. 
Signé à droite du monogramme. 

B. — H., 0,21. L., 0,16. 



1-jr o o 



Signé. J 

B. — H., 0,32. L., 0,21. 



- J O 



DIAZ 

7 & ^ 49 — Sons bois : Une après-midi au Bas- 

Bréau. 

Signé à gauche. 

T. —H., 0,27. [,.,0,36. 






DIAZ 

50 — Fleurs. 

Signé à gauche. 



T. — H.. 0,-22. I.., 0,17. 



DORE (Armand) 
•/(*& 51 — La Jeune Ménaqère. 



T. - B.,0,80. I... 0,65. 



— 39 — 



DUPRÉ (Jules) 
52 — Vaches à l'abreuvoir. 



Ce tableau a toutes les plus belles qualités du 
maître, un des créateurs du paysage moderne : la na- 
ture semble ensoleillée; cette œuvre justifie l'opinion 
émise par Th. Gautier : « Un peintre, même ayant 
profité de son initiative, ne peut se vanter de l'avoir 
dépassé. » 

Signé à droite. 

T. — H., 0,27. L., 0,22. 



DUPRÉ (Jules) 
53 — Paysage avec figures et animaux. 



Signé à droite. 



?<?, # O 



j\ /* O 



B. — II., 0,24, L., 0,19. 



GÉIUCAULT 
-'/ ï ' 51 — Mazeppa : Effet de nuit. 

T. — IL, 0,28. L.,'0,91. 



GÉRICAULT 

* 3 ° 55 — Un Soldat : Étude. 



ï • -> :> 



T. — H., 0,47. L., 0,34. 



HUET (Paul) 
56 — Bords de plage à marée basse. 

Signé à gauche. 

T. — II., 0,30. L.,0,45. 



— 41 



JONGKIND (Joiian-Bartiiold) 



57 — Vue de Rotterdam. 



T. — II., 0,34. L., 0,47,. 



58 _ Marine. 



T. — H., 0,33. L., 0,42. 



£.y 



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-f , Jj~<? -0 



JONGKIND (Johan-Barthold) 



/ #00 



59 — Effet de lune. 



/. &ÇO 



60 — Marine. 



/. </ #0 



01 Paysage. 



T. — H., 0,±>. L., 0,31. 



T. —H., 0,33. 1.., 0,5(5. 



T. — II., 0,5:5. L., 0,80. 



— 43 — 



MANET (Paul) 
02 — Bouquet de fleurs. 



T. — H., 0,90. L.,0,69. 



MARILHAT 



63 — Paysage. 



Au premier plan, une rivière bordée de roseaux 
dans laquelle sont reflétés de grands arbres, qui 
s'étagent sur une colline ; à gauebe, une rive boisée. 
Ciel nuageux. Vue prise en plein midi. 



B. —IL, 0,40. L.,0,50. 



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MILLET (Jean-François) 



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64 



La Gardeuse d'oies ou la Baigneuse. 



Une petite paysanne, une gardeuse d'oies, par 
une chaude après-midi d'été, s'esl déshabillée au 
bord d'une rivière, et, assise dans L'herbe, met le 
pied dans l'eau avec hésitation, avant de b'j plonger 
entièremenl : c'est une véritable Bile «ks champs. 

Au second plan, sous L'ombrage, des <>ics font des 
taches grises el blanches. 

On retrouve dans ce tableau les plus belles qua- 
lités de notre grand Millet : c'esl d'un naturalisme 
très attachant, parce qu'il est avant tout ému et 
sincère. 

Signé à gauche. 



T. — 11.. 0,37. L.,0,46. 



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— 45 — 



MOREAU (Gustave) 
65 — La Source troublée. 



Œuvre précieuse et fin spécimen du genre si élevé 
et si personnel de cet artiste. 

Signé à droite. 

T. —H., 0,46. L.,0,38. 



MOREAU (Gustave) 
66 — Narcisse. 

Signé à gauche. 



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B. ^ H., 0,25. L.,0,18. 



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— 16 — 



MOREAU (Gustave) 
67 — Léda el Jupiter. 



Signé à gauche. 



H. — H., 0,25. L„ 0,18. 



PASÏM (Albert) 
08 — \ ue du Grand Canal : Venise. 



Si un»'' à droite et daté. 



T. — H., 0,27. L.,0,35. 



47 — 



ROUSSEAU (Théodore) 
69 — Vue du Bas-Meudon. 



Le peintre a choisi un temps sombre, orageux. La 
Seine se détache en clair sur la terre brune, dont les 
plans sont modelés avec une justesse et une solidité 
admirables. 

« A l'été de 1833, il retourne à Saint-Cloud, non 
plus sous les arbres, mais dans les hauteurs, d'où il 
peut embrasser des espaces, contempler tout le 
royaume de lumière et tout un pays en activité de 
mouvement et de production. De loin il verra les lois 
des cieux et la logique des vents; il entendra mieux 
les symphonies aériennes. Il peint alors deux magni- 
fiques panoramas : l'un près de la terrasse deBellevue 
et déroulant tout le bassin de Paris et du cours de la 
Seine, à l'ombre d'une matinée de la fin de l'été ; 
l'autre, la vallée du Bas-Meudon et l'île Séguin, prise 
de la terrasse de Saint-Cloud. Au premier plan, un 
soldat assis sur le parapet fait remarquer à son ca- 
marade la diligence qui passe sur le pont de Sèvres. 
Cette dernière est une étude des plus saisissantes : les 
eaux de la Seine reflètent les bois et les coteaux de 
Meudon ; le tout peint avec une finesse d'exécution et 
une distinction de ton local qui en font un des plus 
beaux morceaux de peinture de notre époque. » 

(Souvenirs sur Th. Rousseau, par Alfred Sensier, 
p. 40 et il.) 



Signé à gauche. 



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T. — H. 0,80. L., 0,99. 



— 48 — 



ROUSSEAU (Théodore) 
& > & ' 70 — Carrefour de la Heine Manche. 



Un chemin sinueux traverse la clairière ombragée 
par de grands arbres, «Imii les cimes Beules sont éclai- 
- par le soleil couchant. 

s i - 1 1 . ■ a droite. 

T.— H., 0,64. L.,0,44. 



ROUSSEAU (Théodore) 
l/.tfÇo 71 — Paysage avec étang. 



Au premier plan, des broussailles, des fougères 
et des grès; plus loin, un étang dans lequel une 
paysanne vient faire^boire une vache. Ciel uuageux. 



Signé à gauche. 



B. — H., 0,36. L.,0,21. 



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ROUSSEAU (Théodore) 
72 — Forêt do Fontainebleau. 



Au premier plan, un étang reflète de grands 
arbres de la forêt. 

T.— H.,0,98. L.,0,G3. 



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ROUSSEAU (Théodore) 
73 — Le Printemps. 



Au premier plan, une clairière traversée par un 
chemin que suit une paysanne portant un fagot et 
conduisant une vache; plus loin, de grands arbres; 

à droite, un étang. 

Signé à droite. 

B. — H., 0,10. L.,0,54. 
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— 50 



ROUSSEAU (Théodore) 
?,o&o 74 — Sous bois : Fontainebleau. 

Un chemin interrompu par une mare d'eau vient 
du fond du tableau; au second plan, derrière la mare, 
le chemin m intanl se p ni dans la forêt. 



Signé à gauche. 



I II., h. in. I... 0,30. 



ROUSSEAU (Théodore) 
75 — Gorges d'Apreinont. 



1!. - 11.. 0,19. I... 0,1' 



ROUSSEAU (Théodore) 



' <v o 76 — Paysaqe. 

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II. —H., 0,25. 1... 0,20. 



51 



ROYBET (Ferdinand) 
77 — Jeune Page tenant une arquebuse. 

Un jeune page vient de déposer une arquebuse 
sur une table drapée de tapis rouges et verts sur 
lesquels sont placés divers objets précieux : un 
ciboire, un casque et différentes pièces d'armure. 

Signé à droite et daté 187G. 

T. — H., 1,65. L., 1,30. 



ROYBET 

78 — Nature morte. 

Un coffret, un ciboire, une coquille et plusieurs 
objets précieux déposés sur une table. 

Signé en haut, à droite, et daté. 

B. — H., 0,70. L., 0,90. 



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— 5-2 - 



TASSAERT (François) 
4 i*'"' ~\) — La Tentation de saint Hilarion. 



Cette peinture a souvent été cataloguée, ii parer- 
reur, comme étant la Tentation de sainl Antoine. Le 
saint est agenouillée l'antrée d'une grotte, priant avec 
ferveur devant un crucifix et une tête de mort pour 
chasser de sa pensée l'image des plaisirs de sa jeu- 
nesse, qui viennent le troubler dans sa solitude. Des 
femmes nues, dans les |m>>c> les plus voluplueus 
présent de l'enfer, qui vient de B'entr'ouvrir, et dont 
les flammes éclairent d'un côté la scène, tandis que 
de l'autre côté la lune brille dans une uuit sereine et 
répand sa clarté mit la campagne endormie. 

Tassaert a obtenu une première médaille pour 
cette composition 'les plus importantes dans son 
œuvre. 

Signé. 

T. —H., 0,93. I... 1,45. 



— 53 



TASSAERT 



80 — Rêves de Jésus. 



L'Enfant divin, assis sur les genoux de sa mère 
qui lui présente le sein, est entouré d'anges qui jettent 
des fleurs. 

Signé h gauche et daté. 



T. — H., 0,21. L., 0,32. 



TASSAERT 

81 — La Jeune Ménagère. 



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T. — H., 0,40. L., 0,32. 



TASSA EUT 



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N c 2 — Portrail du docteur X 



T. — II.. 0,24. I... 0,32. 



T HO VON 



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8)1 — Bœuf au repos : Vallée de la 
Toucques. 



Magnifique étude d'après nature. 



T. — H., 0,49. L., 0,69. 



VOLLON 



84 — Intérieur de cabane de pécheur. 

Sur le plancher d'une rabane de pécheur, des 
moules, des poissons, un chaudron, des poteries; sur 
un tonneau, une lanterne et des filets; plus loin, une 
porte à laquelle on accède par une échelle. 



Sicné en haut à droite. 



T. —H., 0,65. L., 0,53. 



VOLLON 

85 — Bouquet de fleurs. 

Sur une table de pierre est posée une potiche 
remplie de fleurs, etc., etc. 

Signé à droite. 

T. -II., 0,45. L., 0,34. 



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— 56 — 



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8(> — Marine. 



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BRODERIE ET TAPISSERIES 



87 — Broderie de la fin du XVI' siècle : 
Or, argent, perles fines, pierres 
précieuses, soies, etc. 



Cette broderie provient de l'église où avait lieu le 
pèlerinage de Saint-Jean de Tolède. Les deux motifs 
principaux placés à chaque extrémité représentent : 
1" la présentation de l'enfant Jésus au temple, et 
2° saint Jean l'évangéliste dans l'île de Pathmos. 
Le saint a près de lui l'aigle, l'oiseau symbolique, 
et un pape, un cardinal et de saints évèques. 

Une magnifique bordure renfermant les armes 
parlantes de Tolède, les chiffres et monogrammes de 
la sainte Vierge avec le Sacré-Cœur, l'aigle de Pathmos 
en perles fines, entoure les motifs principaux avec des 
ornementations, des feuilles d'acanthe, des rosaces 
d'un goût parfait ; ce travail précieux, d'un fini et d'un 
soin si extraordinaires, a été exécuté sur des dessins 
merveilleux par des Maures occupés depuis une 
longue tradition à cette fabrique de Tolède, dont les 
ouvrages sont aujourd'hui introuvables. 

T. - H., 0,80. L., 3,00. 




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60 - 



88 Tapisseries anciennes m;s Flandres. 

Judith à Béthulie. 

Los Funérailles de Scipion. 

Diverses Tapisseries, Ver- 
dures, etc. 



BOURLOTON 

IMPRIMERIES RÉUNIES 

RUE MIGNON, 2, PARIS 






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